SALY-PORTUDAL - ELABORATION DE LA STRATEGIE NATIONALE PORTUAIRE : les acteurs, en partage sur le leadership portuaire et la logistique

Par thierno - 20 juillet, 2021 - 13:46

Mactar Diallo, le secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’économie maritime est formel : le secteur portuaire est un moteur clé de croissance économique et de développement. Il s’exprimait lors de la clôture de l’atelier de partage d’informations et de formation sur le leadership portuaire et la logistique tenu à Saly Portudal.

Selon lui, la tenue de cet atelier s’est inscrite dans le cadre du processus d’élaboration de la stratégie nationale portuaire.

A l’en croire, l’élaboration de la stratégie nationale portuaire est la matérialisation d’une vision, une ambition du Chef de l’Etat pour le secteur portuaire, un moteur de croissance économique. D’après lui, pour le chef de l’Etat, les ports sont attendus pour jouer un rôle d’intégration dans le développement économique et social de notre pays. Ces infrastructures sont présentées comme l’épine dorsale des échanges commerciaux à travers le monde.’’

Les transports maritimes ont fini de s’imposer comme mode d’acheminement massif des marchandises, avec plus de 95% du commerce extérieur national qui passe par voie de mer’’.

Et le Sénégal est doté d’une position géographique à la croisée des routes maritimes et d’un linéaire de côte de plus de 700 km et de trois (03) cours d’eau navigables’’ dira-t-il. Pour le secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’économie maritime, le Sénégal a affirmé sa vocation maritime, avec un port principal à Dakar et deux ports secondaires en activité.

Il a illustré ses propos en disant : ‘’Toutefois, l’évolution technologique et la reconfiguration des transports maritimes, à l’échelle internationale, ont entrainé un gigantisme des navires rendant nécessaire l’adaptation des ports dans un environnement concurrentiel.

Dès lors, l’ambition du Chef de l’État est de faire du Sénégal un hub logistique intégré et compétitif dans la sous-région, pour retrouver la place de leader portuaire, par l’amélioration des services et le renforcement de la plateforme portuaire.

Ainsi, en plus des ports existants, la construction de deux nouveaux ports en eaux profondes est en cours pour capter des parts de trafic plus levées’’. Dans la dynamique de moderniser le secteur portuaire, il a évoqué le port de Ndayane et de Bargny-Sendou répondant à une double préoccupation.

Ils répondent à la problématique des capacités par rapport au gigantisme des navires d’une part et, d’autre part ,les contraintes liées à la question foncière au port de Dakar, rattrapé par la forte urbanisation de la ville.

LA COOPERATION BELGE CAPACITE LES ACTEURS

L’atelier sur le Programme pour la formation des acteurs de la stratégie nationale portuaire en leadership et logistiques portuaires, a été clôturée à Saly Portudal, en présence de Mactar Diallo, le secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’économie maritime et de la représentante résidente d’Enabel, l’Agence belge de développement, Madame Régine Débrabandère.

Le protocole signé entre l’Agence nationale des affaires maritimes et Enabel, l’Agence belge de développement, a retenu, un leadership planifié sur un programme de cinq semaines. Il est attendu pour guider l’étude sur la stratégie nationale portuaire du Sénégal et son implantation dans le cadre institutionnel.

Des sources de l’Anam enseignent :’’Aux termes de la première semaine de formation, la plateforme des acteurs portuaires a pu capitaliser sur un exercice multidisciplinaire qui a, impliqué des autorités de l’Etat, des acteurs de la société civile et des investisseurs privés dans un dialogue franc et démocratique sur le futur de la circulation des biens et des personnes entre le Sénégal et le reste du monde’’.

L’expertise du port d’Anvers a permis aux partenaires sénégalais de jeter les bases de compréhension moderne et professionnelle des principales dimensions de la gestion portuaire et maritime à travers la formation déroulée à Saly-Portudal.

Un accent particulier a été mis sur le positionnement d’une plateforme portuaire intégrée sur le marché mondial dans le contexte d’une économie globale et globalisante face aux défis d’interconnexion et aux opportunités induites par la mise en œuvre du plan Sénégal émergent.

Les dispositions des clauses entre la Belgique et le Sénégal, à travers le protocole, ont comme finalité, selon le communiqué de l’Anam, l’érection d’une plateforme portuaire performante faisant du Sénégal, un hub logistique maritime international pouvant soutenir la croissance économique.

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