Prism, la filiale 4PL de Bolloré, veut être acteur de la transformation des supply chains

Par ediallo - 14 octobre, 2021 - 06:59

Déjà en action à travers le monde, Prism, la filiale de Bolloré Transport & Logistics, dévoile ses atouts et son organisation pour offrir son expertise en tant que société 4PL.

Mises à l’épreuve ces 18 derniers mois, les supply chains mondiales doivent désormais impérativement s’engager dans des transformations profondes pour répondre aux évolutions globales du marché : digitalisation omniprésente, urgence environnementale, nécessité de réactivité pour réduire le time-to-market...

Face à ces problématiques, le groupe Bolloré Transport & Logistics avait déjà engagé depuis 2016 sa mue, avec un programme de transformation interne important, marqué par la fusion de ses marques en une seule entité, la mise en place d’un TMS unique pour ses opérations et plusieurs opérations de croissance externe comme avec la start-up française Ovrsea, reprise l’an passée.

Mais le groupe de transport et de logistique a décidé d’aller plus loin, ayant identifié chez ses clients le besoin d’une expertise qui dépasserait le cadre de l’exécution, pour aller plutôt vers le conseil, la transformation des flux et ce que l’on nomme le « reengineering » (réorganisation) des supply chains globales.

Le groupe a donc décidé de créer Prism, une société 4PL qui puisse « s’inscrire dans cette dimension de conseil et de pilotage, au-delà des opérations classiques 3PL de Bolloré Transport & Logistics », comme l’explique Olivier Boccara, global chief commercial officer chez Bolloré Logistics.

Une nouvelle entité dont l'activité a été lancée en 2019 et qui se focalise sur les opérations de transport et de douane, avec du service et du conseil, mais également des solutions digitales personnalisables, avec son propre outil de pilotage nommé Link 4PL.

« La supply chain doit se transformer rapidement »

Concrètement, Prism peut accompagner ses clients dans la sélection des meilleurs prestataires du marché, dans la construction de leur stratégie d’achat de fret et plus généralement dans la gestion de leurs flux.

« La supply chain est au cœur des questionnements des directions générales des entreprises aujourd’hui », explique Alain Cohen, directeur général de Prism depuis novembre 2020. Face à ces enjeux, l'entreprise 4PL se positionne ainsi sur plusieurs besoins : tout d’abord, l’approvisionnement, dans un contexte de problèmes de capacité pour le transport international.

« Les entreprises ont besoin d’un partenaire ayant une connaissance du marché leur permettant de repenser leurs stratégies d’achat, sur tous les modes de transport », note Alain Cohen. Autre élément clé, celui de la résilience : « Aujourd’hui, l’agilité prime, et il y a des remises en question fortes de la structure des supply chains par nos clients.

Ceux-ci ont besoin d’accompagnement en amont et en aval pour redéfinir leurs organisations, la façon dont ils gèrent leur production, leur planification ou leurs stocks.

Autant de sujets sur lesquels Prism peut apporter des réponses concrètes », détaille Alain Cohen, évoquant la volonté pour l’entreprise d’optimiser les coûts et les délais de mise sur le marché par exemple.

Enfin, la dimension environnementale est également au cœur de l’offre de Prism, avec la volonté de s’appuyer sur des mesures concrètes des émissions sur l’ensemble de la supply chain, afin de passer du conseil à l’action, pour mettre en place des plans de transport axés sur la réduction de l’empreinte carbone.

« La supply chain doit se transformer rapidement, et elle pourra le faire si elle est plus collaborative, connectée, et automatisée », résume Alain Cohen.

Face à ces besoins, malgré son attachement au groupe Bolloré Transport & Logistics, Prism affiche également fermement son indépendance et sa neutralité, souhaitant éviter tout conflit d’intérêt entre son expertise de conseil, et les prestations de transport de son groupe-mère.

« Nous avons une gouvernance propre et si certains de nos collaborateurs viennent de Bolloré Transport & Logistics, ils signent une charte de neutralité quand ils nous rejoignent, car leur mission concerne uniquement l’optimisation des process de leurs clients », précise Alain Cohen.

Une disponibilité mondiale

Aujourd’hui, Prism fait valoir son rayonnement international avec une soixantaine de collaborateurs répartis dans trois hubs opérationnels situés à Mexico (Mexique), à Porto (Portugal) et à Kuala Lumpur (Malaisie), ainsi que des centres d’expertise en France (Toulouse et Puteaux) et en Suisse (Genève).

Avec cette organisation, Prism peut proposer une disponibilité 24h/7j à ses clients. « Nous avons récemment signé un contrat avec un équipementier suédois de télécommunication qui s’appuiera sur le centre de Kuala Lumpur, avec trois shifts de neuf heures, afin de piloter ses approvisionnements à l’échelle mondiale.

Nous avons également collaboré avec un acteur du FMCG en Asie pour qui nous avons mis en place une solution logicielle de pilotage en quatre mois, avec une couverture allant de l’approvisionnement jusqu’à l’audit du fret », raconte Alain Cohen.

Si l’entreprise ne se limite pas en termes de secteurs verticaux qu’elle souhaite adresser, elle en affiche tout de même trois de prédilection : l’automobile (actuellement sur des flux hors production, mais prochainement sur des flux de production, espère Alain Cohen), l’aéronautique, ainsi que le secteur de la parfumerie et des arômes, « qui comporte des supply chains complexes, en transformation, passant d’organisations globales à des flux plus locaux pour davantage d’agilité et de réactivité, sur des délais toujours plus courts, avec de nouveaux produits lancés plus fréquemment sur le marché », note Alain Cohen.

Avec ses différents projets, la jeune société affiche 150 millions d’euros de budget de transport gérés depuis sa création, avec 200 000 opérations de transport traitées depuis ses trois hubs. « Cette année, nous allons permettre de faire 2,5 millions d’euros d’économies de transport, malgré les difficultés de l'année 2021.

Ce sont des économies structurelles, permises par le redesign des flux et l’optimisation. D’ici à 2025, nous visons une gestion d’un milliard d’euros de dépenses de transport, tout en amenant Prism sur d’autres continents, l’Afrique en tête », termine Alain Cohen.

Emilien VILLEROY

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