Où en est la Stratégie nationale de développement ?

Par ediallo - 6 février, 2021 - 11:16

En avril 2010, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, présidait la signature d’un Contrat Programme sur la période 2010-2015 entre L’Etat et le secteur privé représenté par la CGEM qui définissait une stratégie pour le développement de la compétitivité logistique du Maroc.

Ledit contrat programme définissait alors le cadre de développement du secteur de la logistique au ‎Maroc, fixait les grandes lignes et les objectifs de la nouvelle stratégie intégrée pour le développement de la compétitivité logistique et déclinait les engagements communs de l’Etat et du secteur privé.

Cet intérêt porté alors au secteur, émanait du fait qu’une stratégie logistique présentait des enjeux économiques importants, puisqu’elle ambitionne de réduire le poids des coûts logistiques du ‎Maroc par rapport au PIB pour passer de 20% à 15%.

Elle visait aussi à accélérer la croissance du PIB en gagnant 5 points sur 10 ans par l’augmentation de la valeur ajoutée induite par la baisse des ‎coûts logistiques et l’émergence d’un secteur logistique compétitif.

En outre, la stratégie aspirait également à contribuer au développement durable du pays, à travers la réduction des émissions ‎CO2 liées au transport routier de marchandises de 35% , et la décongestion des routes et des villes.

Pour atteindre les objectifs généraux du développement de la compétitivité logistique de l’économie nationale, la stratégie logistique s’articule autour de cinq axes clés.

Le 1er axe consiste à développer un réseau national intégré de zones logistiques à proximité des grands bassins de consommation, des zones de production et des principaux points d’échanges et grandes ‎infrastructures de transport (ports, autoroutes, chemins de fer, …), sur une superficie globale de ‎‎3.300 ha dont 2.080 ha à moyen terme. 

Le second axe consiste en la mise en œuvre de mesures d’optimisation et de massification spécifiques aux principaux flux de marchandises (conteneurs, céréales, produits énergétiques, exportations,…), alors que le 3è axe porte sur l’émergence d’acteurs logistiques, publics et privés, intégrés et performants et le 4ème axe touche au développement des compétences à travers un plan national de formation dans les métiers de la logistique.

Le dernier axe touche à la mise en place d’un cadre de gouvernance du secteur avec la création de l’Agence Marocaine de Développement de la Logistique et la mise en place de lobservatoire marocain de la compétitivité logistique.

La mise en œuvre des mesures et actions relatives à ces axes s’est depuis, opérée progressivement ct sur plusieurs vagues avec des objectifs ambitieux à court et moyen termes, pour un déploiement complet à l’horizon 2030.

Dans le cadre de l’exécution de la stratégie nationale logistique, le contrat programme entre l’Etat ‎et le secteur privé prévoyait également la conclusion de contrats d’application pour le ‎développement des plateformes logistiques au niveau régional et de contrats d’application ‎horizontaux et sectoriels relatifs à la formation, à la qualification du transport routier de ‎marchandises ainsi qu’à l’amélioration des chaines logistiques relatives aux flux des produits énergétiques, produits agricoles, distribution nationale, matériaux de construction et au flux import/export.

L’optimisation et la massification de la plupart des flux logistiques reposent sur la mise en place d’un réseau de plateformes logistiques pour le groupage et le dégroupage de marchandises.

Véritables centres de valeur ajoutée logistique à proximité des opérateurs économiques et des consommateurs, certaines de ces plateformes logistiques, sont aujourd’hui opérationnelles et servent de zones pour la canalisation et la concentration des flux nécessaires au développement d’une offre de services compétitive et à forte valeur ajoutée.

Comme en témoigne la zone logistique de la région du Grand Casablanca avec ses deux tranches notamment la zone logistique de Zenata développée par la Société ‎Nationale du Transport et de la Logistique (SNTL) sur 12 ha, actuellement en exploitation, et la construction de 10 entrepôts de 6 000 m² chacun, achevée en 2013.

Maroc diplomatique

Le saviez-vous ?

Blockchain

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente,...

Un Terminal portuaire

C’est en quelque sorte un « petit port » à l’intérieur du port, muni d’installations spécifiques...

La logistique 4.0, c’est quoi ?

Entendue pour la première fois en 2011 lors du salon IAA d’Hanovre, la notion de « ...