La Tanzanie développe son transport ferroviaire

Par thierno - 3 juillet, 2019 - 09:40

Financé sur fonds propres, la République unie de Tanzanie se prépare à expérimenter  son premier train électrique. Avec des vitesses projetées jusqu’à 160 miles par heure, cette locomotive moins chère et de très bonne qualité, devrait être l’un des trains à grande vitesse d’Afrique.

le nouveau train à grande vitesse de Tanzanie financé sur fonds propre

« Les premiers essais de train électrique rapide seront effectués en juillet de cette année », a annoncé Isack Kamwele, ministre des Travaux, des Transports et des communications. Un exercice de soudage par étincelage du chemin de fer à écartement standard (SGR), est déjà en cours après son lancement, début mai, à Soga dans la région côtière près de Dar-Es-Salaam, capitale économique de la Tanzanie.

Avec ce projet novateur, il est prévu que la première phase de 300 kilomètres reliant Dar-Es-Salaam à Morogoro, avec six stations intermédiaires, débute ses opérations au plus tard en décembre de cette année.

D’après le ministre des Travaux, des Transports et des communications, Isack Kamwele, dans cette première phase, au point de départ, les trois trains  de voyageurs opéreront des aller-retour journaliers entre les deux villes.

Chacun de ces trains ayant la capacité d’effectuer 12 trajets par jour même plus. « Le moins rapide pouvant effectuer neuf trajets au minimum », nuance-t-il, notant que le train utilisera des traverses en béton qui amélioreront sa durabilité et donneront au réseau ferroviaire la capacité de transporter jusqu’à 35 tonnes de charges par essieu.

Le coût de ce projet étant de 1,9 milliard de dollars américains. Le ministre Isack Kamwele se réjouit d’ailleurs qu’en plus de faciliter le transport des biens et personnes, il s’agit d’une initiative créatrice d’emplois.

En effet, détaille-t-il, alors qu’il est encore à sa première phase, plus de 26.000 emplois ont été créées et d’autres opportunités vont suivre au cours des phases suivantes et lorsque les stations seront pleinement opérationnelles. Et de mentionner que les rails peuvent survivre jusqu’à 40 ans avant toute réparation de grande envergure. Le pont ferroviaire pouvant survivre jusqu’à un siècle.

Le transport ferroviaire n’est pas nouveau dans ce pays d’Afrique de l’Est. En témoigne, note Isack Kamwele,  le ministre  des Travaux, des Transports et des communications, avec 3 700 km de voies ferrées, la Tanzanie était plus ou moins bien desservie.  Le rail a été longtemps exploité pour  relier la côte à l’intérieur du pays pour  surmonter les défis du transport routier suite au climat quelques fois cruel.

Un atout que ne dispose pas le  sud-est du pays. Les liaisons internationales se limitent à la Zambie, l’Ouganda et le Kenya.  Et d’annoncer que d’autres projets d’extension des voies ferrées vers le Burundi, la RDC, … sont en cours d’étude.

En Tanzanie, deux compagnies, la Tanzania Railways Corporation (TRC) et la Tazara exercent dans ce secteur.  Cette dernière exploite 1 900 km de voies entre Dar-Es-salaam et Kapiri Mposhi en Zambie.  Les deux réseaux ne sont pas connectés pour cause de différence d’écartement des rails. Mais un centre de transbordement est en fonctionnement près de Morogoro. Ce qui permet  à un même conteneur  de voyager jusqu’en Ouganda ou au Kenya depuis l’Afrique du Sud.

Actuellement, pour pallier une gestion chaotique et affectée par le manque chronique de moyens, un processus de privatisation de ces deux compagnies est déjà enclenché.

De notre correspondant en Afrique de l’Est Benjamin Berahino

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