Ce que le pôle d’échanges multimodal à Périgueux va changer

Par thierno - 27 avril, 2019 - 14:38

Avec la mise en service du pôle d’échanges multimodal, lundi 29 avril, derrière la gare, une étape cruciale est franchie pour plus d’intermodalité, en attendant la navette ferroviaire.

Dernière ligne droite avant la mise en service du pôle d’échanges multimodal (PEM), lundi 29 avril. Ici, des ouvriers tracent les marquages au sol : des zébrures d’un blanc presque aveuglant indiquent où devront passer voitures, bus, vélos et piétons. Là, des paysagistes finissent de planter des massifs d’herbes folles. Plus loin, des ouvriers fixent bancs et vitres sur les Abribus ; d’autres posent les derniers pavés. On en parlait depuis des années. Dans trois jours, le PEM sera une réalité.

1– TER, bus, vélo, piétons… en interconnexion

Le PEM, adossé à la gare de Périgueux, avenue Maréchal-Juin, constitue un point de convergence de tous les modes de transport : le train avec surtout les TER, le bus avec six lignes qui le desserviront via des arrêts dédiés et connectés à la passerelle de la gare, le vélo avec un parking sécurisé et un futur service de location longue durée, la marche à pied qui permet d’atteindre le centre-ville en dix minutes. L’objectif est bien sûr de faire abandonner au maximum la voiture au profit des autres moyens de transport, histoire de désengorger le cœur urbain de l’agglomération et de diminuer la pollution. 80 % des 200 000 déplacements quotidiens se faisaient, selon une étude de 2011, en voiture, 4 % en transport en commun et 4 % en deux-roues.

2– Symbole du déploiement du plan global de déplacements

L’Agglo du Grand Périgueux a fait des déplacements LA priorité du mandat 2014–2020. En novembre 2016, l’intercommunalité a adopté son plan global de déplacements Périmouv. Le PEM en constitue le symbole. C’est l’une des étapes les plus importantes et voyantes d’une stratégie d’aménagements déployée depuis trois ans.

« Il y a eu la création de huit parkings relais, la redéfinition complète du réseau Péribus en septembre, l’aménagement en cours de 10 km de bus à haut niveau de service (BHNS) entre Coulounieix-Chamiers et Boulazac, le lancement d’un grand plan vélo pour favoriser sa pratique, et maintenant le PEM »,

liste le maire de Sanilhac et vice-président de l’Agglomération en charge des déplacements, Jean-François Larenaudie. « Favoriser l’intermodalité – l’utilisation de plusieurs modes de transport pour un même trajet -, c’est tout un ensemble de mesures. »

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3– Un vrai projet politique et un changement d’ère

Avec le déploiement du plan global de déplacements Périmouv depuis 2016, impossible de dire que les politiques n’ont rien fait. Que cela plaise ou pas, que cela soit jugé pertinent ou pas, c’est un autre débat. Les élus qui siègent à l’Agglo – qui, rappelons-le, n’est pas une collectivité locale mais un établissement public de coopération intercommunale – ont décidé de transformer le territoire et modifier les mentalités. Les moyens ont été mis (45 millions d’euros au total pour Périmouv, dont 2,9 millions pour le PEM), et les réalisations sont concrètes. Elles peuvent être contestées mais ont le mérite d’exister.

Avec le PEM, l’arrière de la gare, Périgueux et son agglomération changent de visage et surtout d’ère. En termes d’urbanisme, il y aura un avant et un après. Et c’est encore sans compter le futur quartier d’affaires de la gare actuellement en chantier, et ses 35 000 m2 de bureaux qui viendront achever la transformation du cœur battant de l’agglo.

4– L’intermodalité à pleine puissance à la fin 2021

Cruciale, la mise en service du PEM n’en reste pas moins une étape intermédiaire de Périmouv. Le parvis de la gare sera entièrement remodelé et modernisé d’ici le second semestre 2020. Une nouvelle passerelle ferroviaire – qui reliera le parvis et le PEM en rendant accessible, par ascenseur, tous les quais – sera installée en septembre 2021. La navette ferroviaire entre Mussidan et Niversac (« un TER toutes les demi-heures aux heures de pointe puis toutes les heures ») ainsi qu’une navette bus gratuite qui passera par Jay-de-Beaufort, la cité administrative, Bertran-de-Born et le futur commissariat, viendront compléter le dispositif. « C’est là seulement que nous pourrons être jugés », souligne Jean-François Larenaudie.

Par Benoît Martin

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