Application des mesures contre le Codiv-19 dans les gares routières: Les transporteurs dénoncent une hausse exagérée des produits exigés

Par thierno - 25 mars, 2020 - 10:50

Le Haut Conseil du Patronat des entreprises de transport routier de Côte d'Ivoire, avec l'accord du ministère des Transports, a instruit les transporteurs à observer certaines mesures à partir du lundi 23 mars 2020. Et ceci dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus (COVID 19).

Selon le communiqué du Haut Conseil du Patronat, il s'agit principalement du lavage obligatoire des mains (avec du savon ou du gel hydro-alcoolique) des usagers au moment de leur embarquement. Ainsi que le port de cache-nez pour le conducteur et son convoyeur (ou apprenti).

Il nous a été donné de constater un début d'application des mesures susmentionnées. Au cours des passages que nous avons effectués dans certaines gares routières de la place.

A la principale gare de la compagnie UTB, sis à Adjamé, nous avons été reçus par Mme N'Grouman Pulchérie chef de gare. Elle a laissé entendre que bien avant la mise en application de mesures précitées, les caissières et les guichetières portaient des cache-nez et des gants et même dans les différents bureaux il y avait des gels mains.

Ces mesures selon elle, ont été renforcées avec l'apparition du Covid 19. Ainsi désormais, c'est tout le personnel sans exception qui est astreint à utiliser les gants, des cache-nez et des gels mains pour travailler. Ce sont environ 50 personnes qui travaillent quotidiennement dans cette gare.

Des dispositions ont également été prises pour les clients. Les responsables de la compagnie, ont à en croire Mme N'Grouman Pulchérie, posté des agents à l'entrée du site. Qui ont pour mission d'appliquer le gel hydro-alcoolique ou inviter les clients à laver leurs mains, dès leur arrivée. Avant l'achat des tickets, il y a également des seaux d'eaux et du savon prévus pour la même cause. De plus, avant la montée dans les cars, du gel main est aussi appliqué aux clients.

Notre interlocutrice s'est plainte de la flambée des prix de certains de ces produits. Des prix qui auraient « même quintuplé ».

Même si la direction de UTB fait des efforts pour s'en procurer pour la protection du personnel et des passagers, elle souhaiterait que les fabricants des produits consentent à baisser les prix. Et que le gouvernement aide les transporteurs à s'en procurer. Mme N'Grouman Pulchérie n'est pas la seule à se plaindre de la hausse des prix des produits afférents à la lutte contre la propagation du virus.

C'est la même réaction qui émane de Guillaume Rabet, le chef de gare de la compagnie Express du Ranch, assurant le tronçon Abidjan-Divo-Lakota, située à la nouvelle gare. Il soutient que le gel qui coutait 300 Fcfa est passé à 500 Fcfa. Idem pour celui de 1 000 Fcfa, qui est vendu à 3 000 Fcfa.

Malgré ces majorations, Rabet indique que les dispositions du Haut Conseil sont effectivement mises en application par tout le personnel, y compris les chauffeurs et les apprentis. Depuis le lundi 23 mars 2020.

Toutefois, pour les passagers, c'est en notre présence qu'il a acheté le gel. En expliquant qu'il ignorait que les dispositions prenaient en compte ces derniers. Le chef de gare de l'Express du Ranch salue les mesures du Haut Conseil. Arguant qu'il est bon d'anticiper eu égard aux informations concernant les dégâts causés par le virus dans des pays d'Europe tels que l'Italie, L'Espagne, la France, et autres. Pour lui, il vaut mieux prévenir que guérir.

A quelques pas de cette gare, se trouve la compagnie KS. Qui dessert l'axe Abidjan-Gagnoa. Là, nous sommes reçus par la caissière du nom de Mireille Oura Debo. Elle affirme que les mesures prises par le Haut Conseil sont déjà en vigueur dans la gare. Un seau contenant de l'eau et du savon a été mis à l'entrée de la gare en vue du lavage des mains.

Des passagers, assis sur des bancs qui attendaient leur car pour le voyage, nous ont effectivement confié, qu'ils ont été invités à laver leurs mains dès leur arrivée sur le site.

La caissière dit soutenir pleinement ces mesures. Surtout pour la protection des travailleurs et des passagers. Par contre, elle exprime une vive indignation au sujet des prix des produits. Mireille Oura Debo souligne que le paquet de 100 gants qui coûtait entre 3 500 Fcfa et 4 000 Fcfa, se retrouve à 6 000. Même constat pour le gel de 1 000 Fcfa qui atteint 2 500 Fcfa voire 3 000 Fcfa quelques fois.

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